Je te partage deux chiffres qui semblent se contredire : la France a gagné près de 35 000 nouveaux millionnaires en 2025, mais elle a aussi perdu environ 800 millionnaires qui ont choisi de partir. Ce que ça révèle, c'est que la richesse est devenue mobile, et que de plus en plus de profils, pas seulement les très grandes fortunes, peuvent aujourd'hui choisir où vivre et travailler. Je passe en revue trois destinations concrètes, Chypre, la Grèce et les Émirats, en te disant à quel profil chacune correspond vraiment. Et je te rappelle une chose importante : partir uniquement pour payer moins d'impôts dans un pays où tu n'as aucune envie de vivre, ce n'est pas une stratégie sérieuse.
La France a gagné près de 35 000 nouveaux millionnaires en 2025. C'est le chiffre publié par UBES dans son dernier rapport mondial sur la richesse. Paradoxalement, au même moment, une étude publiée par HandyPartner indique que la France aurait enregistré une sortie nette d'environ 800 millionnaires sur la même période.
Ce sont deux études distinctes, avec des méthodologies différentes. Mais ensemble, elles décrivent une réalité claire : la France continue de créer de la richesse, mais elle a de plus en plus de mal à retenir ceux qui la possèdent.
Ce n'est pas forcément quelqu'un qui a un million d'euros sur son compte bancaire. UBES calcule le patrimoine total d'une personne : immobilier, placements, épargne, actifs, moins les dettes. Quelqu'un qui possède une maison dont la valeur a fortement augmenté, un appartement locatif et quelques investissements peut dépasser le million de dollars de patrimoine sans forcément vivre comme un millionnaire au sens commun du terme.
La France compte aujourd'hui plus de 2 millions de millionnaires en dollars. C'est un grand pays de patrimoine, avec de l'immobilier, des entrepreneurs, des investisseurs et des familles qui ont accumulé des actifs sur plusieurs générations.
Le vrai changement, c'est que ces personnes ne se demandent plus seulement comment gagner davantage. Elles se demandent aussi où elles veulent vivre et conserver ce qu'elles ont construit. Et aujourd'hui, cette question est beaucoup plus facile à se poser.
Un entrepreneur qui travaille sur internet peut gérer son activité depuis Chypre, la Grèce, Dubaï ou n'importe quel autre pays. Un investisseur peut détenir des actifs en France sans y résider. Une famille peut comparer la fiscalité, le climat, la sécurité et la qualité de vie avant de choisir où s'installer.
La France n'est donc plus seulement en concurrence avec les autres pays sur les salaires ou l'attractivité des entreprises. Elle est aussi en concurrence sur le cadre de vie qu'elle propose aux personnes mobiles.
Les raisons du départ varient selon les profils. Certains partent pour payer moins d'impôts, d'autres cherchent davantage de soleil, de sécurité ou de stabilité. Certains veulent développer leur activité dans un environnement plus international, d'autres ont simplement envie de changer de vie. La fiscalité peut accélérer la décision, mais elle est rarement le seul élément.
Avant, partir à l'étranger concernait surtout les salariés envoyés par leur entreprise ou les personnes déjà très fortunées. Aujourd'hui, l'expatriation devient accessible à des profils beaucoup plus variés : consultants, créateurs de contenu, indépendants, dirigeants de PME. Ces personnes peuvent travailler avec des clients français sans être physiquement en France.
Attention cependant : un départ doit être réel. Si votre famille, votre logement et toute votre activité restent en France, ouvrir une société à l'étranger ne change pas votre résidence fiscale. En revanche, si vous avez une activité mobile et un véritable projet de vie à l'étranger, plusieurs options existent.
Chypre s'adresse aux entrepreneurs et aux investisseurs qui souhaitent rester dans l'Union Européenne tout en bénéficiant d'un environnement fiscal avantageux. Le statut non-dom permet notamment une imposition à 0% sur les dividendes et les intérêts. C'est une destination particulièrement pertinente pour les dirigeants de sociétés et les investisseurs qui perçoivent des dividendes.
La Grèce correspond davantage à ceux qui recherchent d'abord un cadre de vie. Les nouveaux résidents qui viennent y travailler ou développer une activité peuvent bénéficier d'une exonération fiscale de 50% sur leurs revenus concernés pendant 7 ans, grâce à une réforme récente. C'est une option qui combine qualité de vie et avantage fiscal, sans quitter l'Union Européenne.
C'est le choix le plus radical. Les Émirats attirent les entrepreneurs grâce à un environnement très international et à l'absence d'impôt général sur le revenu des personnes physiques. Mais le coût de la vie est élevé, le climat est particulier et on sort complètement du cadre européen. Une fiscalité avantageuse n'en fait pas automatiquement la meilleure destination.
Ces trois destinations répondent à des besoins différents :
Ce que montrent ces chiffres au fond, c'est que la richesse devient de plus en plus mobile. La France continue de créer des millionnaires, mais ces millionnaires savent désormais qu'ils peuvent choisir le pays dans lequel ils veulent vivre, entreprendre ou investir.
Si vous réfléchissez à une expatriation, ne commencez pas par chercher le pays avec le taux d'imposition le plus bas. Commencez par définir le mode de vie que vous recherchez, puis regardez quelle destination correspond à votre activité et à vos revenus. Partir uniquement pour payer moins d'impôts dans un pays où vous n'avez aucune envie de vivre n'est pas une stratégie sur le long terme.
Selon UBES, un millionnaire n'est pas forcément quelqu'un qui a un million d'euros sur son compte bancaire. Le rapport calcule le patrimoine total d'une personne, incluant l'immobilier, les placements, l'épargne et les actifs, en retirant les dettes. Ainsi, quelqu'un possédant une maison dont la valeur a fortement augmenté peut dépasser le million de dollars de patrimoine sans pour autant vivre comme un millionnaire.
Les raisons sont multiples et varient selon les individus : certains partent pour payer moins d'impôts, d'autres recherchent davantage de soleil, de sécurité ou de stabilité, et certains veulent développer leur entreprise dans un environnement plus international. La fiscalité peut accélérer la décision, mais elle est rarement le seul élément déclencheur.
Non, un départ doit être réel pour changer sa résidence fiscale. Si votre famille, votre logement et toute votre activité restent en France, ouvrir une société à l'étranger ne modifie pas magiquement votre statut fiscal. En revanche, si vous avez une activité mobile et un véritable projet de vie à l'étranger, plusieurs options s'offrent à vous.
À Chypre, les entrepreneurs et investisseurs peuvent bénéficier notamment du statut non-dom, qui offre 0% d'imposition sur les dividendes et les intérêts, tout en restant dans l'Union Européenne. En Grèce, une réforme récente permet aux nouveaux résidents qui viennent travailler ou développer une activité de bénéficier d'une exonération fiscale de 50% sur leurs revenus concernés pendant 7 ans.
L'expatriation ne concerne plus uniquement les salariés envoyés à l'étranger par leur entreprise ou les personnes très fortunées. Aujourd'hui, des consultants, créateurs de contenu, indépendants et dirigeants de PME peuvent travailler avec des clients français sans être physiquement en France. Ce changement rend l'expatriation accessible à des profils beaucoup plus variés qu'auparavant.